Musique (en robe) de chambre : le retour

Voilà une activité dominicale et matinale qui ne peut pas faire de mal : la Musique (en robe) de chambre des Barbarins Fourchus ou comment découvrir la musique classique par l’autre bout de la lorgnette. Ils sont de retour dimanche 15 novembre à la Salle Noire de Grenoble pour la numéro 23 ! Tout le monde y a sa place, y compris les bambins.

Les Barbarins Fourchus, compagnie grenobloise bien connue, organisent ponctuellement des concerts de Musique … (en robe) de chambre à la Salle Noire, quartier Bouchayer-Viallet, à deux pas de la Belle Electrique.

Je ne me lasse pas du concept et pour l’expliquer, je me permets de vous tutoyer : c’est dimanche matin, tu es debout parce que tu ne t’es toujours pas couché après un samedi soir enfiévré ou alors comme moi, tu es parent d’un ou plusieurs adorables petits petons qui t’ont fait oublié jusqu’à l’existence de la grasse matinée … ce qui fait de toi un bienheureux qui peut profiter pleinement des matinées du week-end…

Tu viens donc attifé d’une tenue de soirée si tu ne t’es pas couché (et j’en ai vu des qui jouaient le jeu, en fourreau brillant et peau de renard polaire) ou en robe de chambre, si tu n’as pas eu le temps de faire tes ablutions matinales. Et le tutoiement ici, c’est important.

Ça, c’est seulement le concept, parce que nous, on prend une douche avant de venir et rassurez-vous, la majorité des spectateurs fait comme nous.

Nous ce qu’on aime d’abord, c’est l’accueil des Barbarins, qui ont tous l’air de gentils fous, ensuite, c’est de pouvoir donner ce qu’on veut comme prix d’entrée (contre toute attente, ça ne fait pas de nous des radins, plus on y va et plus on donne, bizarre, non ?). Idem en échange de deux cafés, un jus d’orange et un croissant pour trois.

Ensuite, on trouve une petite place pas trop loin de la scène. En général c’est difficile, il y  a toujours une foule bigarrée et nombreuse là-dedans. Le parterre devant la scène est envahi d’enfants qui se font régulièrement rappeler à l’ordre par le pince-sans-rire maître de cérémonie. Qui a des gants blancs.

Et là, on écoute joyeusement un concert de musique classique dans une ambiance un peu déglinguée et anti conventionnelle. En général, ce sont des grands classiques. Et des musiciens professionnels. On a, par exemple, adoré le concert sur le Carnaval des Animaux de Saint-Saëns, et les moments où il a fallu deviner de quel animal on parlait.

Mais pas toujours, car lors du dernier Musique en Robe de chambre de la saison, le 31 mai dernier, on a écouté du jazz hyper expérimental mais plus qu’écoutable avec le Quartet Novo.

quartet novo

C’était le dernier de la saison, d’ailleurs un peu déserté par les spectateurs (une histoire de fête des mères ?), il a fallu attendre tout l’été et tout l’automne pour enfin! pouvoir à nouveau goûter à cette petite folie dominicale.

Et enfin ! Les revoilà … et rien que la présentation du Musique en robe de chambre n°23 est un bijou de poésie foutraque : « Les élèves du Conservatoire, Madame la Baronne et son majordome Fletcher ouvrent le monde de la musique classique avec la boîte à boutons (de nacre) : seule ou accompagnée par une chanteuse et une clarinette, elle voyagera dans le répertoire classique et à l’international, et voguera du Jazz vers le Brésil, de Paris à Moscou, nous menant de l’âme au cœur, et par tous les temps! »

Régalez-vous.

Musique (en robe) de chambre #23 :
Dimanche 15 novembre à 10h
A la Salle noire – 19, rue des Arts&Métiers à Grenoble
Participation libre

Plus d’infos : http://www.barbarins.com/index.php/programme

Pour en savoir plus sur la blogueuse : c’est ici !
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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Camille dit :

    Salut les petits petons!
    Habitante de Saint-Bruno, cela faisait longtemps que j’avais envie d’essayer la robe de chambre en musique avec ma petite famille et dimanche c’était notre première !
    Ton article (on se tutoie non? 😉 reflète tout à fait l’ambiance du moment, bigarré, familial, un tantinet loufoque et d’une grande qualité artistique!
    Nous qui aimons les concerts de classique, je n’y avait jamais vu tant de petites têtes attentives (ou pas mais à l’écoute), on se serait cru à la Bobinette! Et cela m’a beaucoup émue. Je l’étais encore plus quand mon petit pois m’a dit, émerveillée devant la clarinette, « moi quand je serai grande j’essaierai la clarinette »
    On a dansé, on a chuchoté, on a écouté et on a applaudi, fort, fort et en criant des grands BRAVO! Et ça c’était drôle !
    Merci pour cet article et merci les Barbarins et aux élèves du CRR (j’ai trouvé l’idée de les faire jouer excellente, cela change des auditions de conservatoires et quelle belle expérience de partager sa musique avec le public de la salle noire si éclectique !)

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